Le village - Monuments

Plusieurs découvertes archéologiques du XIX siècle démontrent que le territoire de Bailly-en-Rivière, érigé en paroisse en 1532, est occupé depuis l'époque romaine. On a retrouvé des constructions arasées, des tuiles et des monnaies romaines ainsi qu'une chaudière en airain contenant des vases de bronze plaqués d'argent, déposés au musée départemental des Antiquités de Rouen. La paroisse appartient jusqu'au XIVé siècle à la châtellenie d'haubert, époque à laquelle le château est attaqué par les protestants de la Ligue et où l'église est incendiée. Henri IV passe à Bailly-en-Rivière le 7 mars 1592. Son influence se retrouve dans le style du manoir de Monthuit, propriété successive des familles de Moy, de Pymont, châtelain héréditaire de Bailly. En 1587, la châtellenie de Bailly-en-Rivière passe dans la famille d'Adrien de Pardieu, capitaine du port de Criel, tandis que Monthuit reste possession de la famille de Castillon.

Portail de la ferme

Le château remonte au XIII è Siècle. Il est reconstruit au XV è siècle après avoir été détruit par La Ligue. Il se compose alors d'un corps de bâtiment rectangulaire avec chaînages en pierre. Il appartient en 1940 à la famille de Mézières puis est occupé par l'armée allemande de 1940 à 1944. Détruit par un bombardement aérien le 13 mai 1944,le château n'est pas reconstruit et le terrain racheté par la commune. Il ne subsiste du domaine que ce portail à deux entrées qui ouvrait sur la ferme du château.

Déposition de croix

XIX siècle - Huile sur toile, Église Saint-Martin. Cette toile semble être une copie datant du XIX è siècle. Elle porte une inscription : « En mémoire du maréchal des logis Manuel Viollette, mort pour la France, le 22 avril 1916.

Eglise saint Martin

L'église conserve des traces de construction des XI, XII et XII ème siècles ainsi qu'une piscine du temps de Saint Louis. Elle est restaurée en 1592 après l'incendie survenu pendant les guerres de La Ligue et subit de nouveaux dégâts le jour de la Pentecôte, en 1944. La restauration effectuée en 1957, par l'architecte dieppois Georges Féray, transforme le chœur de l'église en nef et ajoute un porche en brique rouge. Jusqu'au début du XX ème siècle, deux bannières de la Vierge et de saint Martin, patron de l'édifice, servaient lors des processions mais elles ne sont plus dans l'église. Depuis 1961, le parvis est occupé par un calvaire en fer forgé.

Le tilleul

Deux arbres symbolisaient deux Moments forts de l'histoire de Bailly-en-Rivière. Le hêtre qui ornait la place de la Victoire, planté par les Baillois le novembre 1918, a été remplacé en 1989 par un érable rouge. Le « tilleul de la victoire » a été planté par Crillon au et la bataille d'Arques, le 21 septembre1589. La place est devenue la « place du tilleul ».

 

La flagelation

Aux XIV et XV siècles, le travail de l'albâtre est un des fleurons de l'art anglais. Les bas-reliefs, sculptés notamment à Nottingham, forment des panneaux de retables exportés à l'époque dans l'Europe entière. La plupart de ces oeuvres ont été démontées et disséminées dans les églises. Le thème de la Flagellation s'intègre à un cycle de la Passion. Le panneau conservé dans l'église Saint-Martin appartient peut-être à un ensemble plus vaste décrivant les scènes de la Passion du Christ.